la foret

La forêt abrite du monde

Protégeons la...

La Charte Forestière

Une charte de Territoire pour mieux gérer la forêt et fédérer les acteurs autour d’un projet de territoire.

La Charte Forestière de Territoire a légitimement vocation à structurer un projet d'aménagement et de développement durable des territoires ruraux insérant davantage les forêts dans leur environnement économique, écologique, social ou culturel. Une charte forestière de territoire peut être établie afin de mener un programme d'actions pluriannuel visant à :
- Garantir la satisfaction des demandes environnementales ou sociales particulières concernant la gestion des forêts et des espaces naturels qui lui sont associés
- Contribuer à l'emploi et à l'aménagement rural, notamment par le renforcement des liens entre les agglomérations urbaines et les massifs forestiers
- Renforcer la compétitivité de la filière de production, de récolte, de transformation et de valorisation des produits
- Favoriser le regroupement des propriétaires forestiers sur le plan technique ou économique

Vous pouvez télécharger La Charte Forestière

Le Bois

La forêt de La Table est principalement recouverte d'Epicéas communs et de Sapins pectinés

Essences principales  
Epicéa commun 47%
Sapin pectiné 27%
Hêtre 1%
Erale sycomore 1%
Châtaignier 1%
Autres feuillus 2%
Vides non boisables et peuplements inaccessibles 21%

 

L'Alpage du Champet

Après des années d’abandon, la reconquête de l’alpage du Champet est lancée.

Un éleveur, Michel GIRERD, originaire de Moretel de Mailles(38) s’y est installé du 10 juillet jusqu’à début août avec un cheptel de 700 ovins et 150 caprins, après avoir procédé à un broyage aux abords du chalet.
Pour 2016, la commune s’est inscrite dans une démarche plus ambitieuse via le Plan Pastoral Territorial (P.P.T.) de l’Espace Belledonne afin de solliciter des subventions à hauteur de 70 % (35 % région, 35% europe).

Parallèlement, la Fédération de Chasse de la Savoie et notre A.C.C.A. locale se sont engagés à participer financièrement (respectivement 3 000 € et 2 000 €).
Une convention pluriannuelle sera conclue avec l’éleveur afin d’inscrire cette démarche dans la durée.
Nota :
- la commune a été sollicitée durant l’été dernier à de nombreuses reprises par des éleveurs du Sud à la recherche d’alpages,
- durant son séjour, le cheptel a subi trois attaques de loups.

La Maladie du Frêne

Les frênes pourraient disparaître de nos paysages! La faute à Chalara fraxinea, un champignon parasite venu d’Asie qui provoque le dépérissement de ces arbres européens. Le mal est apparu en Suisse et en France en 2008.

Que faire ? Il semblerait que 2 % des frênes soient résistants à la maladie. Soyez donc attentifs à la santé de ceux-ci, et préservez de la coupe les arbres non atteints qui, peut-être, serviront bientôt à régénérer nos forêts. Prenons, pour une fois, la voie de la médecine chinoise, qui préconise de prévenir plutôt que guérir… et intéressons-nous, peu à peu, à tout ce qui va dans le sens du respect de la Vie, sous toutes ses formes...

Symboliquement le frêne , appelé Yggdrasil dans la mythologie celte, est associé à l'arbre de fécondité, de renaissance. C'est l'arbre de vie. L'arbre du monde. Ses racines et ses branches puisent sa force dite éternelle dans les profondeurs de la terre, et très haut dans les nues. Sa vigueur est telle qu'on le dit immortel. Il est incroyablement persévérant et obstiné dans sa volonté de vivre et déploie une grande application à repousser, toujours.

Or les frênes sont mourants. La chalarose, maladie cryptogamique d'une souche de champignon asiatique, provenant de Pologne -il ne faut plus chercher à comprendre les logiques de la mondialisation- s'est installé en Savoie en 2012, se répand à grande vitesse (150 km par an) et décime les frênes à une allure plus qu'inquiétante. Les jeunes frênes sont les plus rapides à dépérir, les vieux arbres résistent un peu plus longtemps. Au Danemark, 90 % des frênes ont déjà disparu.

Le frêne occupe une grande place dans notre quotidien, par son omniprésence. Il est disséminé dans presque toutes les forêts, ou installé au milieu des champs. C'est la cinquième essence d'arbre en France, c'est un peu notre voisin paisible et majestueux à tous, dès qu'on s'éloigne de la ville : il est partout. Le frêne est un arbre immensément important. De tous temps, son bois précieux a eu mille usages ; il est souple, élastique et résistant. De son bois on a fait aussi, nous dit Pierre Leutaghi dans son magnifique et indispensable ouvrage Le livre des arbres, arbustes et arbrisseaux « des échelles (…) et une foule d'objets tournés, dont des pieds de chaise, des jouets, etc. La menuiserie rustique en a tiré des armoires, des commodes, des coffres. Les ébénistes font des meubles de la plus belle qualité.»

C'est aussi un excellent bois de chauffage. Le frêne a toujours accompagné les hommes, et recèle encore tant de trésors : il nous soigne : feuilles et fruits sont diurétiques, et l'écorce est fébrifuge ; il nourrit le bétail , les chèvres en raffolent particulièrement. Ses graines sont comestibles et un grand nombre de recettes vernaculaires déclinent différentes façons de les déguster...
Imaginer aujourd’hui la disparition de ce compagnon-arbre est très douloureux, comme l’a été celle de l’Orme dans les années 80.

Redacteur : Mathilde ANSTETT

rfwbs-sliderfwbs-sliderfwbs-sliderfwbs-sliderfwbs-sliderfwbs-slide